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Réinventer le cirque est loin d’être une sinécure. Disparus les animaux et les dompteurs de tigres; le cirque contemporain est devenu un espace de réflexion, d’introspection, de révélation. Psy, du collectif Les 7 doigts de la main, c’est à la fois tout ça, et beaucoup plus encore. Véritable voyage au centre de l’esprit, Psy réussit par le cirque à nous offrir une nouvelle perspective sur les maladies mentales et les démons intérieurs que doivent combattre ceux qui en souffre. Le tout au sein d’une performance scénique exécutée avec brio.

Avec son titre pour le moins évocateur, Roadkill nous transporte jusqu’en Australie, sur le bord de l’une des nombreuses autoroutes qui traversent ses terres désertes. Roadkill donc, une référence à ces petits animaux aux voies malchanceuses, mais aussi Roadkill comme dans les dizaines de légendes urbaines (ou plutôt rurales), histoires de touristes aux destin tragiques, disparitions mystérieuses et autres hagards égarés, qui façonnent le paysage folklorique de ce pays d’en bas.

Ulysse, c’est la quête, c’est l’errance, le désir du retour à la maison et Dominique Porte arrive bien a nous mettre dans cet état d’esprit avec «Ulysse, nous et les sirènes», la toute nouvelle production présentée en première le 4 février dernier, à la 5e salle de la Place des arts.

Quand on entre dans la salle du Théâtre de Quat’Sous, pour assister à la représentation de la pièce d’Anne-Marie Olivier, on ne s’attend pas à rigoler. Le décor est plutôt lugubre, avec son mur entier couvert de portes de cuisinières vieilles et parfois sales. Les comédiens déjà sur scène n’ont pas non plus l’air d’avoir l’esprit à la fête. On s’attend plutôt à ce que les couteaux volent bas.

À la sortie de la première de La Princesse Turandot, une production du Théâtre Tout à Trac,  présentée au Théâtre Denise-Pelletier, on est facilement convaincu que tous les moyens sont bons et vraiment bons pour charmer la clientèle jeunesse et s’assurer de sa fidélité.

Soir de première, hier, au Théâtre du Nouveau Monde; première du Bourgeois Gentilhomme, certes, mais également première mise en scène de Benoit Brière, avec Guy Jodoin dans le rôle principal. Ce classique de Molière est au final brillamment revisité, drôle et ô combien toujours aussi pertinent aujourd’hui.

Un poulet en caoutchouc tombe du ciel. Un gamin tente de scier la jambe de son père. Deux enfants s’amusent à s’arracher mutuellement leurs vêtements. Tout ça sous les rires et les applaudissements du public, qui en redemande. Décidément, Semianyki est totalement déjanté, et on ne pouvait demander mieux.

Si Chambre(s), présentée hier en première au Théâtre de Quat’Sous livrait l’émotion, on peut assurément dire que L’imposture, jouée au Théâtre du Nouveau Monde ce soir, livrait le texte. Un texte de déchirement, d’abandon, d’absolu, le tout centré sur la prose, cette ingrate qui trop souvent prend mais ne donne rien.

« Laissez votre tête au vestiaire » – voilà l’avertissement affiché tout près de la porte d’entrée de la salle du théâtre de Quat’sous, lors de la première de la pièce Chambre(s). Toute votre tête sera cependant nécessaire pour saisir les subtilités de cette pièce qui n’en est pas tout à fait une.