Sans provoquer d’inondation, l’artiste joue de ces fuites dans une chorégraphie performative et sonore, parfois douce parfois proche de la transe. Tout un jeu érotique s’organise avec trois chevelures mouillées, celle de l’artiste et deux autres qu’elle agite dans les airs et sur son corps.
Browsing: Danse
La prestation unique de Searching For Goya réserve une expérience digne des scènes new-yorkaises que la compagnie connaît bien. « Il faut venir à notre rencontre, au nom de la passion de vivre, de la compassion et de l’humanité. »
Assembly Hall joue avec les éclairages, les voix off et les bruitages, une trame narrative, des décors et une mise en scène extrêmement soignés pour proposer un ballet aux séquences d’une créativité époustouflante.
Sans le vouloir ni le chercher, les mini-récits révèlent des aspects décousus et aléatoires d’une société qui vit, qui se remet lentement d’une période difficile où la liberté brimée obligeait à la méfiance ou au secret.
S’agit-il d’une quête de soi à travers le miroir de l’autre, de l’émancipation d’êtres longtemps brimés, ou de la venue au monde d’un idéal rêvé?
Dans Myokine, Anne Plamondon a voulu dégager l’espoir que lui inspiraient ces substances sécrétées par le corps humain en mouvement. Au-delà de leur esthétique irréprochable, ses chorégraphies sont sensibles sans renoncer à la force, puissantes sans renoncer à la douceur, collectives sans renoncer à l’individualité.
Tout est parfaitement réalisé et millimétré. Et au cœur de cette incroyable mise en scène, 10 danseurs exceptionnels, quatre femmes et six hommes, qui se métamorphosent au gré du récit en des êtres du monde sauvage et animal.
Entre affolement et quête de stabilité, Stations reflète ce que l’ayurvéda évoque le dosha « Vata » : des éléments d’air et de mouvement. Une mouvance du corps et de l’esprit au gré du vent de la vie.
On ne peut que constater le niveau de talent et de professionnalisme des Grands Ballets et, si on aime le ballet classique, se dépêcher de prendre des billets… s’il en reste.
Le spectateur assiste à une sorte de rêve, la manifestation onirique des effets de l’amour après qu’on l’a définitivement perdu et qu’on ne sait plus soi-même si on voudrait ou non le retrouver.