Ridicule jusqu’à en pleurer de désespoir, cette suite du succès surprise qu’a été Kingsman: The Secret Service refait la même rengaine, mais en pire. Et ce au point de nous faire reconsidérer à outrance tout ce qu’on a bien pu aimer du premier volet.
Auteur/autrice : Jim Chartrand
Luc Picard, en plus d’être une tête d’affiche importante dans le cinéma québécois, a également revigoré notre cinéma à plus d’une reprise en tant que réalisateur. Malheureusement, nul coup de poing n’a été aussi frappant que son sincère L’audition. Plus d’une décennie plus tard, en plus d’être foncièrement risible à plus d’un niveau, Les rois mongols sent davantage l’opportunisme à plein nez au lieu d’être une œuvre aussi sentie qu’elle se le laisse croire.
En pleine crise précoce de la cinquantaine, voilà que l’autrefois brillant Darren Aronofsky vient se remettre en question tout en nous perdant dans les méandres de son esprit qui se déclinent en une œuvre labyrinthique d’une grande prétention qui tente de scinder son épatante filmographie tout en ressassant plusieurs de ses sujets phares sans la maîtrise et l’assurance dont il faisait preuve auparavant.
Vilipendé à cause des attentes que son volet précédent a avec surprise créées, Guardians of the Galaxy Vol. 2 n’a probablement pas autant satisfait que tous s’y attendait. Néanmoins, le plus récent Marvel à être disponible en DVD, à défaut d’être trop long, s’avère être un blockbuster survitaminé qui divertit à défaut d’abuser sur le plan émotionnel, un petit ajout au premier film dont on n’avait pas nécessairement besoin.
Ah qu’il est cool! Ah qu’il est rythmé! Oui, The Hitman’s Bodyguard arrive à point pour terminer l’été du bon pied. Le hic? Ça ne fonctionne malheureusement pas à plein régime parce que tous les éléments, efficaces individuellement, clochent indubitablement lorsque mis côte à côte.
Taylor Sheridan est un excellent scénariste qui a probablement tout compris de l’importance de l’ambiance et de l’atmosphère dans ses histoires. En s’appropriant le rôle de réalisateur pour la première fois face à l’un de ses scénarios, il oublie malheureusement le rôle clé du récit qui se fait envelopper dans ses propres manivelles au détriment du spectateur qui en ressort beaucoup moins soufflé que par le passé.
Koreeda est l’un des cinéastes contemporains essentiels et l’un des grands représentants du cinéma japonais d’hier et d’aujourd’hui, transcendant les époques en gardant la famille comme point d’ancrage et de déroute. Son récent After the Storm est une petite merveille, et peut-être l’un de ses films les plus drôles jusqu’à présent. L’occasion idéale de le voir ou le revoir avec sa sortie en DVD.
Le problème avec Aftermath, c’est que tout dégénère lentement, mais sûrement. Poussant une idée intéressante en un bordel de ridicule qui ne rend pas justice aux nombreux talents qu’on a voulu exploiter. Cela rend l’écoute intrigante, mais pas nécessairement gagnante pour ceux qui oseront insérer le DVD dans un lecteur.
Il y avait tellement de talents réunis dans ce projet que les attentes étaient inévitables, et on ne peut cacher que le résultat est certainement en deçà de ce que chacun a pu nous démontrer par le passé. N’empêche, réduire l’efficacité de The Glass Castle pour cette raison ferait passer le spectateur à côté d’un très beau film qui manque surtout de subtilité pour parvenir à ses fins, mais certainement pas de cœur et encore moins d’âme.
Black Butterfly vient user du cinéma pour taquiner le métier d’auteur et brouiller les pistes entre la réalité et la fiction. Dommage que ce Secret Window des pauvres tourne rapidement en rond avant de s’enfoncer dans les invraisemblances et le ridicule.